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Michel PETRUCCIANI (1962-1999)
pianiste de jazz français
Vous connaissez certainement ce jazzman excellent. Si ce n'est pas le cas, alors prenez le temps de le découvrir dans la première vidéo en solo et dans la deuxième avec son trio. Cet artiste a connu une carrière exceptionnelle malgré son handicap et sa trop courte vie et maîtrisait son art à la perfection. En solo, il était impressionnant de charisme et d'expression artistique, avec un son "propre" de pianiste classique mais développant à l'infini les couleurs et le potentiel sonore de cet instrument en noir et blanc.
"Caravan" de Juan Tizol (standard de jazz rendu célèbre par Duke Ellington)
Dans la vidéo suivante, si vous avez la motivation nécessaire et surtout le temps, vous avez droit carrément à un concert live de près d'une heure ! Allez, lancez-vous, vous ne le regretterez pas, c'est immensément beau...
Anthony Jackson: basse électrique
Steve Gadd: batterie
Michel Petrucciani est handicapé dès la naissance par la « maladie des os de verre ». Sa taille adulte n'atteindra que 99 cm et il sera victime de fractures même pendant ses concerts. Il meurt à 36 ans...
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Par MiryCane dans Post-romantique le 19 Mars 2012 à 21:40
L'opéra Pagliacci
de Ruggero Leoncavallo (1857-1919)
Il s'agit d'un opéra italien créé en 1892 appartenant au courant vériste. Cette esthétique italienne de la fin du 19ème siècle est fondée sur une évocation réaliste et directe de la société et est héritière du naturalisme des écrivains français Balzac, Zola, Maupassant ainsi que du réalisme anglais et russe.
Cet opéra est court, ce qui est peu courant, dramatique bien sûr et possède une particularité qui le rend orignal et toujours actuel : fiction et réalité s'emmêlent et s'entre-mêlent, instaurant chez l'auditeur un malaise bouleversant et vertigineux...
L'histoire est simple, la situation moins. Explication :
Une troupe de théâtre ambulant s'installe dans un petit village pour donner le soir même sa représentation de Commedia dell'arte. Parmi les comédiens, Canio, le patron de la troupe et son épouse Nedda. Dans la pièce comique qu'ils présentent, Canio joue le rôle de Pagliaccio, sensé faire rire le public par sa crédulité et sa naïveté. Ce Pagliaccio est marié à Colombine (jouée par Nedda) mais Colombine, dès qu'il a le dos tourné, le trompe avec Arlequin bien sûr ! Comiques de gestes et de situations s'enchaînent alors sous les rires enthousiastes du public.
Or, ce jour-là, peu de temps avant le spectacle, Canio surprend sa femme Nedda dans les bras d'un autre homme. Il est furieux et blessé mais le public attend. Il devra donc quand même monter sur scène faire le clown et satisfaire son auditoire. Et tout le génie de cet opéra réside dans cette longue deuxième partie supposée nous restituer une scène burlesque et qui finira en véritable drame. Canio/Pagliaccio, profondément troublé et blessé, perd plusieurs fois le fil de la fiction pour se retrouver plongé dans une réalité qui le dépasse et lui est intolérable, devant un public ne se doutant de rien, et on assiste à la dégringolade progressive de cet homme brisé vers l'acte irréversible, communément appelé crime passionnel.
Cette ambivalence des personnages, de l'argument et du public (le public ignorant, qui est sur scène et le public qui sait, c'est-à-dire, nous) est tout à fait extraordinaire et procure une sensation vraiment marquante. La musique est grandiose, voire grandiloquente, et exprime au mot près chaque intention, chaque sentiment.
Dans cette vidéo, vous trouverez Canio dans l'air central de cette oeuvre : Vesti la giubba ( littéralement mets la veste). C'est le moment où il vient juste de surprendre l'infidélité de Nedda mais il est l'heure pour lui de se préparer, se maquiller et se costumer. The show must go on...
Ecoutez donc Luciano Pavarotti dans cet air de bravoure des ténors : son personnage, Canio, s'adresse au rôle de la comédie à venir, Pagliaccio (traduit en français par "Paillasse" = clown, pitre, guignol)
Jouer ! alors que pris de délire, je ne sais plus ce que je dis, et ce que je fais !
Et pourtant, tu dois... fais un effort !
Ah ! n'es-tu pas un homme ? Tu es Paillasse !Mets la veste, enfarine-toi le visage.
Le public paie, et ils veulent rire.
Et si Arlequin te vole Colombine, ris, Paillasse, et tous applaudiront !
Transforme en rires les affres et les pleurs, en une grimace les sanglots et le chagrin !Ah ! ris, Paillasse, De ton amour brisé, Ris de la douleur qui te ronge le cœur !
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Les « Variations Goldberg » de Jean-Sébastien Bach (1685-1750)
Composées vers 1740 pour clavecin à deux claviers (ce qui complexifie le jeu quand on les joue au piano, avec croisements de mains périlleux)
une aria, exposée au début et à la fin, encadrant 30 variations sur le thème
Nous proposons de nouveau cette note car la vidéo que nous avions choisie a été supprimée...
[sur les sites de partages de vidéos, musiques ou autres, tout peut être modifié à chaque instant, ou par les personnes ayant partagé leurs fichiers ou par les administrateurs des sites jugeant que la loi de la protection des droits d'auteurs n'est pas respectée. Ce qui, il faut bien le dire, est fréquemment le cas. D'autre part, nous vous invitons à bien profiter de ce blog tant qu'il est viable. Bientôt, "you tube & co" seront tellement envahis par les publicités et autres calamités de ce genre, qu'il nous faudra suspendre notre petite activité ! En attendant, vous avez encore la possibilité d'ôter la publicité apparaissant dans le bas des vidéos]
...et vous gagnerez au change car d'un tout petit extrait de quelques minutes, nous passons à l'intégralité de l'oeuvre au travers de 4 vidéos. Prévoyez donc une très large plage horaire (50 minutes minimum), installez-vous le plus confortablement possible (avec le "son" casque ou chaîne hifi bien sûr !
) et admirez le singulier personnage que vous allez avoir sous les yeux et dans les oreilles. Vous ne regretterez pas le temps passé à cela, nous vous l'assurons !Un interprète incontournable pour jouer une oeuvre immense : Glenn Gould a apporté à l'oeuvre de Bach sa vision très personnelle mais tellement sensible de cette musique intelligente par définition.
Avec Jean-Sébastien Bach, les trouvailles sont infinies...et Glenn Gould excelle à les dénicher les unes après les autres. Quand on le voit, le visage quasiment à hauteur du clavier comme il aimait être avec la chaise basse qu'il emportait partout avec lui, psalmodiant littéralement la prose musicale du grand maître, il donne l'impression de faire corps totalement et irrésistiblement avec cette littérature d'exception.
Le monde exploserait autour de lui ? Il continuerait de jouer, imperturbablement et indéfiniment.
Il existe deux enregistrements des "Variations Goldberg" par Glenn Gould, le premier en 1955, l'autre en 1981. Ces vidéos font références à celui de la fin de sa vie, dans une interprétation plus profonde et plus saisissante.
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Internet est une chose très mouvante, pas vraiment stable, semblable à de grands nuages ou toiles d'araignée qu'un coup de vent peut emporter...
Ce blog ayant pour fonctionnement d'exploiter les ressources numériques en ligne, essentiellement les vidéos partagées par tous, nous connaissons quelques pertes bien regrettables : 10 vidéos à ce jour ne sont plus disponibles mais nous espérons bien retrouver au plus vite de quoi les remplacer !
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Etes-vous bien certains d'avoir réellement choisi la musique que vous aimez...
En occident, les musiques savantes, populaires et traditionnelles ont de tout temps cohabité en s'enrichissant et en s'inspirant mutuellement. Ce qui devait être aussi le cas dans les autres parties du monde.
Or, ces quelques 40 ou 50 dernières années, une sur-médiatisation de la musique populaire et surtout de la « pop music », achève de reléguer à l'arrière-plan les musiques savantes et traditionnelles et de parfaire le côté élitiste qu'avait déjà un peu (il faut bien le reconnaître) la musique classique. Face à cette omniprésence de la musique commerciale, favorisée et portée par l'industrie musicale, un déséquilibre s'est créé, creusant davantage un fossé déjà existant. Cet envahissement tentaculaire permanent que nous subissons partout où nous allons, nous conditionne sans que nous nous en rendions vraiment compte.
Que se passe-t-il donc maintenant pour la musique savante ? Plusieurs constatations :
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des générations entières ne connaissent pas ou méconnaissent cette musique. Parmi celles-ci, les professeurs de nos enfants, donc la chance que ces derniers puissent ne serait-ce que l'entendre s'évanouit lentement (mais sûrement). Dommage, ce sont les enfants les plus réceptifs et réactifs puisqu'intellectuellement, ils nous sont potentiellement supérieurs.
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un conditionnement sans scrupule (via télévision, internet, radio, magasins, restaurants, ...) se développe en faveur des musiques commerciales et personne ne s'en offusque. Pire, le public s'enthousiasme pour des musiques de moins en moins intègres, du moment qu'on les lui assène du matin jusqu'au soir. Leur sens critique s'émousse et s'étiole.
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La « pop music » a pignon sur rue et devient aux oreilles de tous LA REFERENCE suprême de la musique.
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De loin en loin, au détour d'une pub ou d'un concert « people » se targuant d'originalité, le public s'extasie tout d'un coup sur un extrait tiré d'une oeuvre classique et a l'impression de découvrir la lune. (je vous en cite quelques uns car ce sont toujours les mêmes, cela ne se renouvelle pas beaucoup : Canon de Pachelbel, Messie d'Haendel, Saisons de Vivaldi, Aria de Bach, Carmen de Bizet, Traviata de Verdi, Gymnopédies de Satie, Boléro de Ravel,...j'en passe et des meilleurs !).
Pour peu qu'un violoniste médiocre ou quelques prêtres désœuvrés se la jouent stars (eux-mêmes manipulés, l'ignorent-ils ?), alors là, c'est LA DECOUVERTE et tout le monde se pâme. Ce public là, bien sûr, ne sait pas qu'il n'a accès qu'à une infime petite partie de la partie visible de l'iceberg et a rarement la curiosité ou la volonté de pousser plus loin la recherche.
Ce fait nouveau, cette rupture de cohabitation entre ces styles de musique, engendrera peut-être - ou la disparition totale de la musique savante - ou la perte définitive des repères et richesses qu'elle pouvait apporter à nos oreilles. Celles-ci seront de moins en moins exigeantes et mélomanes et on aura achevé de conditionner tout le monde à un inexorable ensevelissement dans la médiocrité abyssale d'un vain paysage sonore. La musique populaire elle-même, n'étant plus suffisamment alimentée et enrichie, perdra ses propres qualités. Ce qui est quasiment déjà le cas...
Certes, nos actions « SOS musique » et compagnie sont dérisoires face à cette énorme machine commerciale mais comment faire ?
Pour illustrer notre propos, un petit extrait de musique non commerciale, enregistrement réalisé dans une église avec un matériel plus que sommaire (un micro et un enregistreur mini-disque) et restitué tel quel. Le largo d'un duo flûte et violon de Georg Philipp Telemann (1681-1767) :
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Par MiryCane dans XXe siècle le 16 Janvier 2012 à 19:13
Concerto pour violoncelle et orchestre en mi mineur
d'Edward Elgar (1857-1934)
Le compositeur et chef d'orchestre britannique Edward Elgar compose cette pièce en 1918-19, juste après la 1ère guerre mondiale, et elle sera une de ses dernières oeuvres majeures. N'ayant connu qu'un maigre succès à sa création en octobre 1919, elle sera réhabilitée dans les années soixante, notamment par la violoncelliste Jacqueline Du Pré.
C'est son interprétation que nous avons choisie de vous proposer dans ce 1er mouvement. Le film date de 1967, en noir et blanc, le son et l'image ne sont pas optimaux mais la densité et l'intensité de l'interprétation très émouvantes de Jacqueline Du Pré restent cependant largement perceptibles. Le London Philharmonic est dirigé par son jeune époux Daniel Barenboim et tous deux exécutent de mémoire cette partition qui réunit quatre mouvements et dure une bonne demi-heure dans sa totalité.
Cette musique est absolument fascinante et surprenante, riche d'envolées sublimes et colorées et d'interrogations multiples qui nous invitent, presque immanquablement, à une sorte de recueillement. Le violoncelle semble lancer des appels d'espoir et de détresse mêlés, nous confiant une histoire, l'éternelle histoire de la vie et de la mort toujours trop proches, de moments heureux et de récits tragiques...
Jacqueline Du Pré, enfant prodige du violoncelle, doit abandonner sa carrière de musicienne dès 26 ans, soit 4 ans après cet enregistrement. Atteinte de sclérose en plaques, elle meurt à 42 ans.
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Bienvenue sur notre blog et merci de votre passage, vous qui nous faites le plaisir d'une visite !
Ici, c'est juste des belles musiques à écouter, à découvrir peut-être, à savourer nous l'espérons...
Si ce blog vous séduit, n'hésitez pas à y revenir ou à le mettre dans vos favoris ! Et si vous y deveniez accro, on ne sait jamais, il ne vous restera plus, alors, qu'à vous inscrire à la newsletter pour être informé des nouvelles notes...
A tout moment, pour revenir à la page d'ouverture du blog, avec les articles postés du plus récent au plus ancien, cliquez sur SOS musique, dans la photo de l'en-tête.
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Miserere
de Gregorio ALLEGRI (1582-1652)
Véritable oeuvre mythique de la musique baroque, ce Miserere composé vers 1630 et tiré du psaume 51 était donné chaque année à la Chapelle Sixtine de Rome durant la Semaine Sainte.
Oeuvre vocale "a cappella" (sans accompagnement instrumental) pour deux chœurs, l'un à quatre voix, et l'autre à cinq. L'un des chœurs chante une version simple du thème original de l'hymne (chant grégorien) et l'autre chœur en chante un commentaire orné.
Pourquoi mythique ? Car le Vatican en avait interdit longtemps la reproduction et la diffusion pour en préserver le caractère unique. Le transcrire ou le jouer ailleurs qu'à la Chapelle Sixtine était puni d'excommunication (exclusion de la communauté chrétienne, sanction extrêmement sévère dans le contexte de l'époque car la plus grave des peines canoniques).
Or, en 1769, le jeune Mozart alors âgé de quatorze ans, en voyage à Rome avec son père l'entendit à deux reprises et put en restituer de mémoire la partition. Cette restitution fut acquise et publiée en 1771 à Londres, l'interdiction papale levée et l'oeuvre enfin révélée. Félix Mendelssohn en fit une autre transcription au 19ème siècle. L'édition avec ornementation jouée actuellement est un mélange de ces deux transcriptions. L'œuvre originale s'est perdue, mais le Miserere reste encore aujourd'hui une des oeuvres baroques les plus connues.
Il faut imaginer l'ambiance extraordinaire dans laquelle était interprétée cette pièce vocale magnifique : des bougies que l'on éteignait peu à peu, n'en laissant qu'une seule représentant Jésus, lumière dans l'obscurité, le Pape et les cardinaux agenouillés, les meilleurs chanteurs de la Chapelle, dont les fameux castrats, improvisant de somptueux ornements.
The Choir of New College, Oxford.
Traduction du texte chanté en latin :
Pitié pour moi, mon Dieu, dans Ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre Toi, et Toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
Ainsi, Tu peux parler et montrer Ta justice, être juge et montrer Ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
Mais Tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, Tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.
Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que Tu broyais.
Détourne Ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de Ta face, ne me reprends pas Ton Esprit Saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera Ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera Ta louange.
Si j’offre un sacrifice, Tu n’en veux pas, Tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.
Alors Tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur Ton autel.
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Le quartet Itchy Fingers en action
suivez cette passionnante et fascinante conversation musicale dans laquelle vous trouverez de la haute virtuosité mêlée à beaucoup d'humour !
2 saxophones alto (John Graham et Nigel Hitchcock), 1 saxophone ténor (Mike Mower) et un saxophone baryton (Howard Turner)
Le même groupe dans un autre morceau avec Mike Mower à la flûte et John Graham à la clarinette cette fois :
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Trois Leçons de Ténèbres pour le Mercredi Saint
de François Couperin (1668-1733)
Les offices des Ténèbres existent au moins depuis le VIIIème siècle et sont lues en nocturnes entre les Matines et les Laudes lors de la Semaine Sainte de la liturgie chrétienne, les mercredi, jeudi et vendredi. Composées sur le texte biblique des Lamentations du prophète Jérémie, qui déplore la destruction de Jérusalem par les Babyloniens (587 avant JC), elles évoquent la vulnérabilité de Jérusalem et le sentiment de culpabilité du peuple d'Israël . Pour les chrétiens, elles symbolisent la solitude de Jésus au moment de son agonie, son abandon par les 12 apôtres.
Beaucoup de compositeurs se sont prêtés au genre au cours de l'histoire de la musique : Thomas Tallis (1505-1585), Tomás Luis de Victoria (1548-1611), Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), Jean Gilles (1668-1705), Michel-Richard Delalande (1657-1726), ...
François Couperin, illustre compositeur du roi Louis XIV, etait aussi organiste et claveciniste. Il a composé ces trois Leçons de Ténèbres pour le mercredi saint en 1714. Les deux premières sont écrites pour une voix soliste et la dernière pour deux voix. Le tout accompagné d'un orgue positif et d'une viole de gambe.
Vous entendrez ici un extrait du début de la Troisième Leçon avec en solistes Daniel Taylor et Robin Blaze, deux voix de contreténor : [traduction du texte de ce passage : L'ennemi a étendu la main sur tout ce qu'elle avait de précieux ; elle a vu pénétrer dans son sanctuaire les nations auxquelles tu avais défendu d'entrer dans ton église.]
Voilà, si vous êtes restés sur votre faim, c'est bon signe ! Cela veut dire que vous rêvez d'admirer la suite et vous ne serez pas déçus. C'est un moment musical tout simplement unique, qu'il faut absolument connaître une fois dans sa vie...
En cliquant ICI (blog de la Médiathèque de Carmaux dans le Tarn), vous trouverez une bonne référence discographique de cette oeuvre.
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